27 mai 2010
Bientôt, la fin ...

Bientôt le dernier article, concluant cet épique voyage en Australie, résumant les raisons et les circonstances de mon retour en France, et pleins de cassdédis pour les Aussies, et ceux qui m'ont reçu en France à bras ouverts ...
xxxx,
Lenny.
14 février 2010
Un voyage à Bali.
Denpasar, Jimbaran & Kuta
Le voyage tant attendu était enfin arrivé. D’abord à l’ordre du jour au début de la colocation, puis rejeté dans la case des projets trop chers, notre périple à Bali avait été pour moi la seule solution de combler un mois d’attente avant le Road Trip sans dépenser trop d’argent et en changeant de l’air étouffant de Sydney.
J’ai donc décidé il y a deux semaines de partir avec Claire à Bali, tout en sachant que je serai en présence de ses paternels, d’abord son père, puis sa mère. Mais cela n’allait pas m’empêcher de profiter du voyage : après tout, je serai à Bali.
Nous voilà donc dans un avion en provenance de Sydney et en direction de Denpasar avec une escale à Darwin ... Un certain goût de déjà-vu, l’impression de quitter son pays pour l’étranger. Mais cette fois, notre pays, c’est l’Australie, et l’étranger, c’est l’île de Bali, en Indonésie ... L’appréhension lorsque l’avion lève le nez vers le ciel, puis l’attente ... et enfin l’impatience d'arriver, l’excitation tandis que le train d'atterrissage heurte brusquement la piste ... Nous étions à Bali.
Arrivés à Denpasar à 21h00 heure locale, donc 1h00 du matin heure de Sydney, notre première mission était de reconnaître Laurent et Wiwik, un Français installé en Indonésie et sa femme Balinaise, nos hôtes pour notre première nuit à Bali. A peine le temps de jeter un regard vers la foule que quatre bras jaillissent pour faire de grands gestes de bienvenue : ils nous avaient reconnu. Après un petit trajet en voiture sur les routes de Denpasar, nous arrivons dans le petit village de pêcheurs de Jimbaran. C’est ici que nous passerons notre première nuit, en compagnon de nos deux hôtes et de Pascale, une autre Française en vacances dans la guesthouse.
Pour notre première journée, des obligations techniques devaient être réglées : acheter une carte SIM Indonésienne (grosse frayeur quand le vendeur tente d’ouvrir mon iPhone à coup de pince ...), de quoi se laver étant donné que nous avions laissé tous liquides à Sydney, de la crème anti-moustiques etc. Puis, direction Kuta, la ville la plus touristique de Bali, pour rejoindre Christian, le père de Claire. Cachés dans un petit cottage au fond de Poppie’s Lane I, une des rues les plus commerçantes de Kuta, Christian et Catherine étaient arrivés 3 jours plus tôt et avaient séjourné à Sanur avant de se rendre à Kuta pour faciliter notre rencontre.
Nous décidons d’enfin nous rendre à la plage. J’étais impatient de voir à quoi ressemblaient les plages de Bali, celles dont j’ai tant entendu parler et qui font rêver sur les cartes postale ... Le sable était humide, conséquence d’une après-midi pluvieuse - eh oui, c’est la saison de pluies en Indonésie ! - mais le ciel gris ne rendait pas la plage moins impressionnante. Cette immense étendue de sable et d’eau cristalline dont l’horizon se fondait avec le ciel d’un bleu clair voire grisonnant nous rendait bouche bée. Sans plus attendre, nous déposons nos sacs sur le sable mouillé et nous nous mettons en maillots pour de suite nous précipiter dans l’eau. Chaude. Ils ont peut-être rarement d’eau chaude pour se doucher, mais il faut noter que l’eau de leur mer est d’une tiédeur qui donne des frissons. Rien à voir avec l’eau fraîche de Bondi et des autres plages de Sydney. Pour les plages de Bali ? 10/10 !
Après un bon bain revigorant, il était temps pour nous de retourner à Kuta afin de nous restaurer. Car un bon bain, ça creuse ! Dans la petite rue qu’est Poppie’s Lane I, un petit restaurant mexicain très mignon avec une bassin que je qualifierais de fort charmant, des guirlandes de miroirs suspendues à la verticale tels des gouttes d’eau arrosant le bassin verdoyant ... Je sais, c’est poétique. Non, mais réellement, c’était très beau. Note du repas, comprenant un jus de banane, un plat de enchilladas y fajitas accompagnées de riz frit à la mexicaine et d’une purée de haricots rouges, et un carrot cake à la mousse de citron : 50000 roupies, soit $6, soit 4€. Certaines choses ne s’achètent pas. Pour le reste, il y a Visa MasterCard. Oui, la vie en Indonésie est peu chère ...
Enfin bref, premier repas à Bali, histoire de se mettre un peu dans le bain et de goûter au niveau de vie Balinais.
Deuxième nuit chez Laurent et Wiwik, deuxième petit déjeuner, pas très copieux d’ailleurs. Eh oui, nous réalisâmes bien vite que la chambre n’est pas si cheap que nous le pensions car 150 000 Rupiahs pour une chambre sans eau chaude, sans air conditionné et avec un petit déjeuner sois-disant compris composé d’un mini croissant et de trois morceaux de papaye , BLAGUE.
Pour notre seconde journée à Bali, nous décidons de retourner sur la plage de Geger à Nusa Dua, pour profiter du sable chaud et de la mer cristalline de jour, et surtout avec un soleil éclatant, pour changer de notre première visite sous un ciel grisonnant ... La légende est bien vraie, les plages de Bali sont magnifiques. Même en saison des pluies, le paysage reste paradisiaque.
Après un début de journée à lézarder sur notre serviette et à prendre des couleurs, nous quittons Nusa Dua avec Christian et Catherine pour nous rendre à Kuta afin de déjeuner et de visiter un peu la ville, ses marchands, ses motos, ses trottoirs défoncés et son activité étourdissante ...
Nous passerons finalement notre dernière nuit à Kuta, dans le même hôtel que Christian, car ils nous semble que nos hôtes de Jimbaran n’ont pas l’air enchanté de faire leur travail d’hôtes, et que les frais de taxi entre Jimbaran et Kuta nous coûtent le prix d’une nuit d’hôtel. De plus, la proximité facilitera notre départ ensemble ...
Ubud
Départ le 06 Février pour Ubud, au centre de Bali, après avoir visité sur la route un atelier de Batik Indonésien ainsi qu’un atelier de travail de l’argent, très apprécié dans cette région. Une ville carrefour au centre de la toile routière Balinaise dotée d’un grand marché reconnu des connaisseurs. Village de peintres et d’artisans, Ubud est le noyau de l’art Balinais et le conservatoire des traditions : danses traditionnelles tel le Kecak et cérémonies religieuses prennent possession tous les soirs des multitudes de temples éparpillés dans le village.
Pour notre première journée, une visite du marché s’impose. Sarongs, statuettes et bijoux se bousculent tandis que nous tentons de nous faufiler à travers les allées formées par l'enchevêtrement de stands. Des «Hello, yeah ?» et autres «Just looking, yeah ?» fusent alors que nous cherchons des souvenirs et des cadeaux à offrir.
Le lendemain, levés tôt pour faire un tour des rizières avec Kétut, le mari de Madé, qui sont désormais nos hôtes pour la semaine. Nous profitons du spectacle magnifique que sont ces bacs naturels organisés, entassés les uns après les autres, occupés par des milliers de plants de riz qui forment alors une étendue verte à perte de vue. Après deux heures de crapahutage à tenter de tenir en équilibre sur les chemins de terre formés entre les bacs de culture, une petite dégustation de lait de coco fraîche nous attendait dans un boui-boui caché par les palmiers au bord des rizières ... Eh bah ! J’aurais fait mon sport pour l’année ! Nous avons donc marché, ou plutôt, nous nous sommes traînés pendant 2 heures et demi à travers les rizières de Ubud, sous une chaleur insoutenable, suant comme des boeuf sous nos t-shirts en coton. Oui, ça a l’air dégueu, mais ici on s’y fait, à Bali il fait chaud, et parler de transpiration est devenu une habitude chez nous ... Disons qu’il ne vaut mieux pas oublier son Narta à la maison hein.
L’après-midi, il était temps pour nous de visiter l’attraction touristique principale d’Ubud : la Sacred Monkey Forest. Nous pénétrons donc dans une forêt sauvage aux arbres centenaires dont les racines, d’une taille impressionnante, se faufilent partout. Forêt habitée par des centaines de macaques, qui vivent leur vie sans se soucier des touristes, sauf si ceux-ci leur proposent des bananes qu’ils s’empressent d’agripper pour aller les dévorer égoïstement à l’abri de leurs congénères. Ils ne sont pas si différent des humains ces singes, finalement ... Cachés par les lianes et les feuilles, des magnifiques temples ayant résisté à l’usure des siècles se tiennent au centre de la forêt. Pierres couvertes de mousse entre lesquelles coulent des filets d’eau, la nature a pris possession de ces prouesses architecturales, pour le plaisir de nos yeux. On se prendrait pour Lara Croft, à piller les tombes des temples hindouistes en parcourant les jungles sauvages ...
Le soir, pour nous relaxer et profiter de notre passage à Ubud, nous nous rendons au temple le plus proche pour assister à une représentation de Kecak, une danse traditionnelle Balinaise effectuée par 150 chanteurs chargés d’incarner l’armée des singes du Ramayana, l’histoire des relations entre les Dieux hindouistes, et qui, disposés en cercle, ondulent en imitant le cri des singes, cris destinés à chasser les mauvais esprits ... Une ambiance feutrée avec ses torches, des costumes magnifiques aux couleurs chatoyantes et au détail impressionnant, une prouesse dans la danse et une énergie envoûtante ont fait de ce Kecak un spectacle particulièrement intéressant, même si parfois un peu long ... En une heure et demi de danses, les hommes et les femmes du village d’Ubud ont raconté l’histoire de l’enlèvement d’une certaines princesse par un certain Dieu tandis qu’un certain Prince tentait de la sauver à l’aide de certains guerriers ... Une heure et demi, c’est long ...
Pour finir ce Kecak en beauté, les habitant du village nous préparèrent le bouquet final, la cerise sur le gâteau : une danse du feu. Le principe ? Un homme portant ce qui ressemble à un dragon marche sur des coquilles de noix de coco incandescentes, saute à travers les flammes et éparpille les cendres encore brûlantes à coup de pieds ... Pourquoi, me demanderez-vous ... Eh bien à vous d’y trouver une utilité, car moi je n’ai pas réussi ... Pourquoi l’homme ressent-il toujours le besoin de se surpasser et de faire des choses stupides qui le mettent en danger pour impressionner ses congénères ? Encore le Kécak était très intéressant, mais la danse du feu, supposée être impressionnante, s’est trouvée n’être qu’un exercice dangereux sans caractère esthétique aucun. Mais bon, chapeau l’artiste ... pour avoir marché sur des coco brûlantes.
Mardi. Journée détente. Qu’est-ce que j’entends par détente ? Disons simplement une journée au Spa à se faire masser et à passer sous toutes les mains effectuant toutes sortes de soins du corps pendant des heures ... Eh oui, Claire et moi avions la veille fait le tour d’Ubud pour tenter de trouver le Spa le moins cher et le plus sérieux pour profiter d’une journée massage à Ubud, les salons et les spas étant innombrables à Ubud et la pratique du massage Balinais étant très réputée ...
Sachez alors chers amis que pendant quatre heures entières, mon corps est passé entre toutes les mains qui avaient pour mission de me relaxer ... Vous avez l’esprit mal placé !
Au programme : une heure de massage Balinais, un soin exfoliant aux plantes, un soin rafraîchissant au yoghurt au coco, un bain aux huiles de fleurs avec dégustation de thé au gingembre, suivi d’une lotion corporelle aux fleurs. Ensuite, soin du visage à la crème d’Ylang-Ylang avec massage du cou et des épaules suivi d’un soin brillance des cheveux et d’un dernier massage du cou tout en dégustant un nouveau thé au gingembre. Vous voulez savoir combien m’ont coûté tous ces soins ? Eh bien un journée au spa qui m’aurait coûté 150€ en institut en France m’a seulement coûté la modique somme de 320,000 roupies, à savoir 25€. Vous avez les boules, hein ?
Après une bonne douche rafraîchissante de retour dans notre belle chambre chez Madé, nous retournons en ville prendre un verre dans un café wi-fi en ville pour enfin faire un tour sur internet : une semaine sans FaceBook, on commençait à se sentir lésés ...
Mercredi, journée touriste. Levé à 8h, les yeux collés, les jambes sans énergie, la force de me lever me manque. Mais nous devons rejoindre le chauffeur à 9h. Nous visitons le nord d’Ubud pour visiter quelques temples ayant une importance historique ou architecturale (surtout politique, les temples étant généralement dénués de charme particulier) : le Pura Penataran Sasih doté de la plus grande pièce de métal fondu au monde, métal provenant d’une météorite, et le Pura Keboedan à Pejeng; Kedewatan, le temple Gunung Kawi et la source sacrée de Tirta Empul à Tampaksiring, Penelokan et enfin Kintamani, où nous avons pu nous poser dans un restaurant au bord de la route dans lequel nous nous avons déjeuné avec une vue sur le mont Batur. Paysage magnifique que la région du Mont Batur sous une pluie battante, spectacle relevé par le fait que nous étions dans une restaurant proposant un buffet à volonté : j’allais enfin pouvoir manger à ma faim ! Les pauvres, s’ils avaient su que j’arrivait, ils auraient remballé leur buffet et fermé boutique ... Je pense que j’ai ruiné le bénéfice qu’ils s’étaient fait dans la journée : nouilles sautées, poulet au curry, thon à la balinaise, onion rings, riz frit, soupe au légumes, saté, café, bananes frites au miel, jus de banane ... Sérieusement, un très bon repas sublimé par une vue spectaculaire.
Sur le chemin du retour, nous visitons des cultures de café et de cacao Balinais ou nous prenons le temps de déguster de délicieux cafés au Ginseng et autres thés au gingembre ...
Jeudi, pour finir notre visite d’Ubud avec une touche culturelle et artistique, nous traversons la ville pour nous rendre au Musée Neka, foyer de l’art Balinais. Quand je dis traverser, je veux bien sur dire escalader une pente interminable de nos corps en chaleur. Sympa. Visite très intéressante, vraiment.
Départ le Vendredi 12 pour Lovina, au Nord de Bali, et ses plages de sable noir. Le même chauffeur que la dernière fois, tout sourire, arrive à 9h00 tapantes pour nous faire visiter quelques hauts lieux touristiques avant de nos amener à notre destination : Air Sanih et ses «Spring Waters», sources d’eau fraîche provenant des montagnes, Kubutambahan et le temple Maduwe Karang possédant quelques amusants bas reliefs, Sawan et le temple étonnant de Dalem Jagaraja possédant les décorations les plus démentes de la région. Un guide effrayant au premier abord vient nous renseigner sur les sculptures, bas reliefs et structure du temple ... Il nous explique alors la signification de chaque étage de chaque partie du temple, nous informe sur chaque statue tout en nous renseignant sur les grandes idées de la religion hindouiste : les dieux, les croyances, les symboles ... Enfin un bon guide qui daigne nous en dire plus sur un édifice religieux ! Comme dit alors Claire, lui, il mérite son billet. Enchantés par tant d’entrain et d’informations, nous ne regrettons pas de nous être arrêtés ici. Claire veut d’ailleurs absolument sa photo avec le guide qui n’a pas hésité à sortir quelques blagues bien européennes de son regard parfois lubrique et qui pour finir son explication nous laisse deux feuilles résumant toutes les informations à connaître sur ce temple des morts ... Classe le guide !
Nous nous dirigeons ensuite vers Sangsit pour visiter le temple de Beji dans le plus pur style «rococo des Années folles» pour enfin nous rendre à Anturan, un village situé sur Lovina Beach ...
Lovina
Arrivés à Anturan, nous demandons à notre chauffeur de nous amener dans deux différents hôtels pour pouvoir ainsi avoir le choix, une idée du lieu et comparer les prix. Mais les deux hôtels devinrent trois. Pourquoi ? Eh bien je vous explique. Tandis que nous roulions en direction du premier, Kubu Lalang, un homme sur une moto frappe à la fenêtre de notre chauffeur. Il avait aperçu des touristes européens à travers la vitre et s’est empressé d’en profiter pour faire sa pub : il nous demande ardemment de visiter son hôtel, sois-disant moins cher que Kubu Lalang. Peu intéressés, nous les remercions et le congédions gentiment. Têtu, ils nous suit jusqu’à notre hôtel, attendant à l’entrée que nous sortions, dépités par les prix des prestations proposées. Il avait raison : Kubu Lalang, bien que très charmant, était trop cher pour nous. Nous décidons alors de le suivre, de lui laisser sa chance et ainsi de visiter son hôtel : Gebe Bungalows, qui de toute façon semblait tout à fait convenable à en croire le Guide du Routard ...
Arrivés sur place, déçus par les chambres bien que peu chères mais surtout agacés par le culot et l’insistance du bougre, Claire et moi restons sur notre première idée : nous voulons jeter un oeil à notre deuxième hôtel : Sri Homestay, dont Claude, un Français voyageant à Bali et rencontré chez Madé, nous avait chanté les louanges.
Nous nous poserons au Sri, dont les chambres, simple et raisonnablement propres, faisaient face à la plage. Nous étions un peu déçus, mais c’était mieux que rien. En fait, j’étais très déçu. Le Sri Homestay, ainsi que les autres hôtels, ne ressemblaient ni à ce dont Claude nous avait parlé, ni à ce qu’il y avait décrit dans le Guide du Routard.
Je décidai de retourner à Kubu Lalang, discuter prix, et voir s’ils n’avaient pas des chambres cheap disponibles dans la semaine car nous ne voulions pas rester au Sri où l’accueil est moyen et on on se sent espionnés à chaque seconde. De plus, le petit trafic de clients qui sévissait à Lovina entre les propriétaires de certains hôtels, notamment entre Gede et Sri, ne nous plaisait guère ...
Retour au Kubu Lalang, dont le charme, comparé à notre petite chambre blanchâtre, saute encore plus aux yeux. Pour vous faire une idée, je vais vous donner la description du Guide du routard, commenté de mes notes personnelles :
«Quelques bungalows en bois et bambou, répartis dans un jardin. Comme ailleurs, différentes catégories de prix en fonction du confort. Préférer les bungalows situés au plus près de la mer, plus intimes. Décoration personnalisée dans chacun : tissus de couleur, jolies lampes, petits objets de déco, sans oublier les moustiquaires. La propreté est irréprochable, le resto excellent, l’accueil vraiment adorable et l’ambiance tranquillou. La meilleure adresse de cette catégorie.»
Pardon, mais ces bungalows trop choukinous à la superficie exemplaire composés d’une grande salle de bain, d’une terasse, d’une mezzanine sont plus que près de la mer : ils sont SUR la plage de sable noir, privée. Pardon, mais ils sont magnifiquement décorés et nous font nous sentir chez nous. Pardon, mais en plus d’une propreté irréprochable de la chambre et de la salle de bain qui, au toit ouvert et à la douche en bambou, est tapissée de galets et de dalles de pierre, nous trouvons des fleurs éparpillées partout dans le bungalow : sur les tables en bois peint, sur les tabourets sculptés, sur le lit magnifiquement fait dont les draps sentent les fleurs exotiques. Ces bungalows sont juste trop mignons.
C’est décidé, nous dormons ici la nuit prochaine. Nous réservons donc le bungalow juste en face de la plage pour 120,000 roupies chacun, soit $14,50, soit 9,50 € la nuit. Moin cher qu’un backpacker à Sydney, la classe !
Ce prix ridicule comprend bien sur le petit déjeuner (d’ailleurs très copieux), ainsi qu’une boisson de bienvenue, une demi-heure de massage, une matinée à observer les dauphins en pleine mer, du café et du thé gratuit sur notre terrasse, j’en passe et des meilleures.
Me voilà donc, sur le canapé de la terasse, en train de tapper sur mon MacBook ce que vous lisez à l’instant, en face de la mer bleu ciel précédée d’une plage de sable noir, une margarita à la main : LE PARADIS !
Jusqu’à maintenant, nos journées ont été rythmées par des siestes, des baignades dans l’eau chaude de Bali, des parties de Yam accompagnées de cocktails, des discussions passionnées au clair de Lune (qui est d’ailleurs introuvable dans le ciel, vraiment) et des DVD à 1,20€ ... Le paradis pour 10 euros la nuit, qui l’aurait cru ?
Aujourd’hui c’est la Saint Valentin, jour qui nous fait bien rire Claire et moi. Eh oui, tout le monde nous prend pour un couple. On nous demande même si on est mariés. En même temps, on vit ensemble, on dort ensemble, on a vécu 5 mois ensemble sans se quitter, on a acheté une voiture ensemble, on se tape des barres et on s’engueule sans cesse ... Alors pas étonnant qu’on laisse supposer qu’on est en couple ! En même temps, les gens nous prennent pour un couple de Russes, alors on est mal barrés.
Encore deux jours avant que Claire ne se rende à Denpasar pour aller chercher sa maman à l'aéroport. Elle séjournera avec nous à Lovina pendant 2 jours puis elles partiront ensemble visiter le centre et la côte Est de Bali tandis que je resterai ici, à me prélasser au soleil, seul. Tout un programme.
Plus qu’une semaine et demi à profiter du soleil d’Indonésie avant de retourner aux choses sérieuses, à Sydney.
Déjà onze jours sous le soleil de Bali, plus que douze ...
xoxo,
Lenny.
PS : Photos bientôt. Fuck Canalblog.
09 février 2010
Bye Bye Sydney.
Et voilà. Le jour était arrivé. Le jour dont nous parlions il y a 4 mois comme s’il n’arriverait jamais. Le 2 Février 2010. Nous savions que ces 4 mois passeraient trop vite, mais on a beau le dire, on y croit pas vraiment, et le jour venu, on est quand même surpris.
Quatre mois que nous étions arrivés, les quatre mois les plus remplis de ma vie ... Tellement de choses se sont passées. Ces quatre mois m’ont appris les joies et les déboires de vie. Nous avons rencontré beaucoup de personnes qui nous ont apporté beaucoup de choses comme d’autres qui nous ont beaucoup déçues.
Quand je repense à ce voyage, je repense à notre arrivée à Sydney, au Wake Up!, à cette semaine dans une auberge de jeunesse, notre première semaine en Australie. Je repense au jour où j’ai arpenté pour la première fois George Street, où j’observais les vitrines de boutiques alors inconnues dans lequel je dépenserai toute ma paie. Je repense à la première fois où nous nous sommes posés sur le bord du quai de The Rocks, émerveillés devant l’Opera House, que, comme la Tour Eiffel, j’ignorerai désormais lorsque je me rendrai à Circular Quay ou au Botanic Garden. Je repense à l’appartement, à notre première nuit, à la tempête de sable, à GrosCopain. Je repense aux rues dans lesquelles je me suis perdu maintes et maintes fois que je connais désormais par coeur : Pitt St, Elizabeth St, King St, Castlereagh St, Liverpool St, et bien sûr Oxford St ... Je repense à Glebe Point Road, à Wentworth Park Road, au Broadway Shopping Center, au Queen Victoria Building, aux Victoria Galleries, à l’Apple Store, aux bus 431, 432, 433 et 434 direction Circular Quay, à Newtown, à Bondi Beach, à Kings Cross et Paddington ...
Je repense à mon premier Hungry Jack’s, premier d’une longue, très TRES longue liste ...
Je repense au Australien Youth Hotel, notre «QG» près de la maison, où nous avons d’ailleurs partagé notre dernier dîner tous ensemble en guise de symbole.
Et je pourrais continuer ainsi. Sydney fait maintenant partie de ma vie, elle s’est discrètement ancrée dans mon coeur, assez pour pouvoir me manquer lorsque je la quitte.
Comme le dit si bien Romain Duris dans l’Auberge Espagnole, on a du mal a imaginer à quelle point on s’approprie un lieu au départ complètement étranger après y avoir vécu, après avoir emprunté ses rues, dansé dans ses clubs, mangé dans ses restaurants, fréquenté ses lieux publics ...
Certes je me sens et me sentirais toujours Parisien. Paris m’a été donnée dès la naissance, je l’ai acquise pour toujours. Paris fait partie de moi et est ancrée dans mes veines et dans mon coeur. Mais avec Sydney c’est différent. Mon voyage a été bref, mais tellement riche. J’ai l’impression de ne pas avoir assez profité, comme si on le serveur débarrassait mon assiette subrepticement juste après ma première bouché du gâteau.
Il y a une semaine, j’affirmais que Sydney n’avait rien à m’offrir, et qu’il était temps pour moi que je parte. C’est toujours mon avis, mais je me rends compte qu’au final, Sydney m’a beaucoup offert. Je ne m’en rendais simplement pas compte.
Et c’est ça qui est étrange. Une partie de moi avais l’impression que Sydney n’avait plus rien à m’offrir et ressentais le besoin de partir, mais une autre partie de moi à l’impression que mon voyage dans la capitale économique n’était pas fini.
C’est sans doute la raison de mes regrets et de mes doutes quand à mon départ. Mais bon, un voyage se termine et un autre commence ...
D’ailleurs, il est temps pour moi de vous expliquer un peu mes plans pour l’avenir ...
Après deux nouveaux tatouages, une nouvelle couleur et une nouvelle coupe de cheveux, je me sentais le besoin de prendre des décisions. Ces transformations m’ont permis de tirer un trait sur le passé et les soucis à Sydney, il était maintenant tant pour moi de prévoir : What’s next ?
Plusieurs options s’offraient à moi. Rester un mois de plus à Sydney en attendant Claire, ce qui impliquait trouver un travail au plus vite (chose que je tentais de faire depuis un mois), partir à Melbourne pour expérimenter une nouvelles vie et de nouvelles horizons, ou bien partir à Bali avec Claire. Les deux dernière options induisaient des dépenses étant donnée que je n’aurai donc pas l’occasion de trouver un travail, mais la première était vraisemblablement vouée à l’échec.
Après avoir tenté de demander conseil aux personnes autour de moi, amis, famille, collègues, colocs, je me suis rendu compte qu’il ne tenait qu’à moi seul de dresser la liste des pours et des contres.
Le résultat ? Je décidai de partir à Bali avec Claire. Il ne me servait à rien de rester à Sydney ou de partir à Melbourne où je dépenserais autant d’argent qu’à Bali, où je me prélasserais sur les plages paradisiaques ...
Me voilà donc dans l’avion en direction de Darwin, après avoir survécu à toutes les galères possible et inimaginables, après avoir quitté Wentworth Park Road et passé la nuit dans une auberge de jeunesse sur Darlinghurst Road à Kings Cross, après avoir laissé la voiture en sécurité dans le garage de notre ancien immeuble où elle passerait 3 semaines à nous attendre ...
Je ne sais même par combien de temps va durer mon vol, assez en tout cas pour me laisser le temps de réfléchir à ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant et à ce que je vais faire dans l’avenir.
Cette journée me fait penser à mon arrivée à Sydney, lorsqu’encore dans l’avion je philosophais sur mon MacBook, plus de quatre mois auparavant. Encore une preuve que c’est le début d’un nouveau voyage. D’un voyage à Denpasar, Bali, Indonésie. Voyage de trois semaines qui sera suivi d’un nouveau départ décisif : celui du Road Trip.
J’éviterai de parler du Road Trip car, ayant eu de nombreux soucis à Sydney, je ne veux pas attirer le mauvais oeil sur nos trois mois dans le break. Comme dit Claire, même en Road Trip, nous aurons nos soucis, un voyage sans problèmes, ça n'existe pas, et de toute façon, c’est chiant. À voir ...
En tout cas, Sydney va me manquer. Va nous manquer. Mine de rien, nous avions nos habitudes : manger chez Hungry Jack’s, passer voir Jess au glacier, faire notre shopping gratuit chez Cotton On ... Nous nous sommes approprié les lieux.
En quatre mois, nous avons fait d’extraordinaires progrès en anglais, à savoir comprendre parfaitement les propos d’un Australien moyen, et croyez-moi ce n’est pas chose facile !
On dirait la fin du voyage. En réalité, le voyage ne fait que commencer ... À nous Bali !
21 janvier 2010
Trial.
Comme je le raconte dans mon article précédent, la semaine dernière, en déposant un CV tout-à-fait par hasard au Fish Market, j’ai décroché un essai. J’ai préféré ne pas trop en parler, au risque d’attirer «l’oeil», comme dirait Jane ... On ne sait jamais. Mais alors que je voulais garder pour moi mon premier presque-succès pour mettre toutes les chances cosmiques de mon côté, je n’ai pu m’empêcher de l’annoncer à mes colocataires. J’étais tellement soulagé d’enfin avoir la preuve que je ne brassais pas le vent, que je ne cherchais pas un job en vain, que je n’étais pas en dessous des autres, qu’il a fallu que je partage ma joie avec Claire, Jane & Jess.
Et tandis que j’avais encore une fois décidé de ne pas trop propager la bonne nouvelle, ma grande bouche de commère à encore une fois bien fait son travail et a tenu une partie de mes amis au courant de mon évolution positive dans mes recherches de job ...
Mais je sentais l’oeil, quelque part. J’avais un mauvais pressentiment. Etais-ce le fait d’en avoir parlé avant le jour J ? Le mauvais oeil avait-il vraiment un rapport avec ma négativité ? Je pense que je ne le saurais jamais, mais mes doutes ne se sont pas dissipés, même après ce fameux essai ...
Jour J, J comme Jour, mais aussi comme Jeudi, 10:00am. Je me rends l’esprit lourd et tourmenté à la fameuse épicerie «Blackwattle Deli», tentant de prendre sur moi et de me montrer sûr de moi, motivé, et positif. Il est vrai qu’une fois arrivé sur le lieu du crime, je me suis senti un peu soulagé : une partie de mes doutes était due au laps de temps entre mon entretien et mon essai, laps de temps qui m’avait alors permis de réfléchir, de me poser des questions, de m’inquiéter, laps de temps qui m’avait perturbé. Ma présence à l’épicerie mettait fin à cette inquiétude ... en partie.
Et c’est parti : je pose mon sac, j’enfile un tablier, je me mets derrière le comptoir, prêt à écouter les ordres et conseils d’Adonis, le manager. Même si celui-ci mettait toute sa volonté dans ses explications et que moi, oreille attentive et maintenant affûtée, je mettais toute la mienne dans mon écoute, il me parut quelque peu difficile de saisir tout ce qu’il tentait de m’expliquer. Eh oui, car notre cher Adonis avait un peu la tête ailleurs, et avait du mal à se concentrer sur mon entraînement. Alors forcément, s’il balance un « Anyway you’ll see later» c’est-à-dire « Enfin bref, tu verras plus tard» à savoir «Quand tu serviras les clients» à chaque fois qu’il tente de m’expliquer le fonctionnement de chaque partie de la boutique, alors que les clients se font rarissimes, je ne risque ni de servir de clients, ni d’apprendre.
Bref, après avoir jeté un oeil à tous les produits proposés par cette épicerie, section par section (Produits laitiers, fromages, sauces, épices, huiles & vinaigres, charcuteries ...), on me demande d’étiqueter les stocks qui viennent d’arriver ... ce que je fais.
Mais au bout d’une demi-heure, Adonis me prend à part :
« Bon, je suis désolé, mais aujourd’hui est une journée très calme, peu de clients, contrairement à ce que je pensais, alors j’ai tenté de te montrer un peu comment fonctionnait la boutique, je crois que tu as compris, j’aurais bien voulu te faire bosser un peu mais il est vrai que c’est mort et je suis en train de te faire perdre ton temps. Je suis sûr que tu es bon pour ce job, que tu réussira à comprendre les ficelles du métier et que tu prendras les habitudes, de plus ton anglais est très bon, contrairement aux autres Français que l’on a eu ... Maintenant, je dois avoir une discussion avec l’autre manager, pour savoir si après le départ d’Alice ce week-end nous aurons besoin d’un autre employé et surtout son nombre d’heures ... Je ne peux rien te dire maintenant, on doit voir si les prochaines semaines s’annoncent mouvementées ou non, si on peut gérer après le départ d’Alice, et si on a besoin de quelqu’un, on te tient au courant. Ensuite, si on te prends, tu seras amené à faire des shifts d’un total de 20 heures par semaine, alors tu devrais continuer à chercher un autre part-time job ... On te tient au courant très vite, à savoir Dimanche.»
Déçu d’avoir si peu appris et si peu travaillé en si peu de temps, je suis encore plus déçu d’entendre ce qu’Adonis vient de me dire. Alors que je m’attendais à un essai haut en couleur, mouvementé, rythmé par le service aux clients et par la gérance du stock, je me retrouve jeté au bout d’une heure après avoir étiqueté les produits ...
Son discours ne me donne aucun indice sur mon avenir dans cette boutique. Cherchent-ils quelqu’un ? Si oui, suis-je le premier sur leur liste ? Personne ne le sait, même pas eux.
Aux 5 jours perdus à attendre cet essai s’ajoutent les 3 jours à attendre leur verdict quant à mon embauche ...
Ce n’est pas le job du siècle, mais c’est un bon travail, près de chez moi, j’imagine bien payé, qui me suffirait amplement. Alors prions. Prions pour que j’ai une réponse positive au plus vite. Si réponse il n’y a pas d’ici Samedi, je pense passer à l’épicerie Dimanche matin afin de leur demander s’ils ont pris une décision, et de leur montrer que je suis vraiment motivé. Il me faut ce job !
Un nouvel échec serait trop. Assez de se faire rembarrer dans les magasins lorsque je dépose mes CV. Assez de se faire exploiter au travail. Assez de prises de tête quant au travail, et surtout à l’argent.
Je sais que les gens autour de moi ont du mal à comprendre, et que certains en France aussi, mes mes amis, mes vrais, me comprendront. Ma vie à Paris est loin d’être si compliquée niveau finances, et je n’ai peut-être pas été conditionné pour me battre afin de décrocher un job de merde, je ne sais pas. Mais il s’avère que la coupe est pleine, et que je vais craquer.
Plus qu’un mois à attendre, mais un mois où trouver un travail va s’avérer essentiel, tout comme se trouver un nouvel appartement. Un mois qui va passer très vite, durant lequel il va falloir que je me prenne vite en main si je veux trouver un endroit où vivre, de quoi me nourrir ...
Ensuite, ce sera une autre histoire. Un nouvelle aventure. Peut-être d’autres galères, qui sait ? Mais je n’ai pas envie de m’en soucier pour l’instant. Car même si Road Trip peut rimer avec soucis financiers, il annonce la fin d’un travail fixe, d’un loyer fixe, d’une routine ennuyeuse et stressante.
Une voiture. La musique. La route. Claire. La liberté. Le soleil, les plages et les paysages magnifiques d’Australie. Je pense que tout ça compensera parfaitement les quelques soucis qui pourront survenir sur mon passage.
Peut-être me fais-je des idées, peut-être que j'espère trop de ce Road Trip. Mais en tout cas, je préfère ne pas m’en inquiéter maintenant, car si je dois m’inquiéter de mon Road Trip ainsi que de mes soucis ici, je n’ai qu’à rentrer en France ...
La morale de l’histoire est qu’il faut prier pour moi, en espérant que la chance me sourit enfin après toutes ces galères, et que Dimanche, j’écrive un article sur mon nouveau travail ... et non mon nouvel échec.
Croisons les doigts !
xxxx,
Lenny.

17 janvier 2010
( Nouvelle Départ, Nouvelle Bannière ! )
Comme vous avez pu le remarquer, j'ai apporté quelques retouches personnelles à ma bannière, que j'ai enfin réussi à centrer ! C'est plus clair et visuellement mieux organisé ... Un nouveau départ, un nouveau voyage, de nouvelles histoires, une nouvelle bannière !

Que pensez-vous de ce coup de frais ? Je vous écoute ...
Sur ce, je vous laisse lire mon nouvel article "Long Time No See ...!" pour peut-être rattraper 2 mois de silence radio.
xoxo,
Lenny aka The Fame Mons✝er.
PS : Je suis sur FaceBook, mais aussi sur twitter : www.twitter.com/LennyCartwright .
Long Time No See ...!
Eh bien, le moins que l’on puisse dire c’est que ça faisait un bail ! Un bail que je n’écris plus, un bail que je ne raconte pas mes histoires abracadabrantes, un bail que je ne vous tiens pas au courant du moindre aspect de ma vie à Sydney ... Je pense que cette ère s’achève ici, l’ère durant laquelle vous pouviez ressentir l’excitation dans chacun de mes mots, expliquant dans les moindres détails mes journées et mes ressentis sur ce que j’apprenais chaque sur en Australie. Nous entrons dans une nouvelles ère. Celle où je résume d’une manière peu construire ce qui se sont révélés deux mois de silence radio, deux mois où tant de choses se sont passées ... Alors n’attendez aucun repère chronologique. L’ère où je vais vous expliquer quels sont mes projets pour les mois à venir. Nous entrons dans l’ère axée sur le futur, non plus le passé. Oui, ça fait très «Star Wars» dit comme ça, mais vous me connaissez : j’aime le dramatique et le théâtral.
Par où commencer ? Eh bien je vais tout d’abord vous expliquer ma démission du glacier, brièvement.
Un matin, mon réveil ne sonne pas, je me réveille une heure en retard, j’ouvre le magasin une heure en retard, j’ai la sincérité de prévenir mon patron qui entre alors dans une rage furieuse et me jette des «FUCK !» et autres «I don’t give a shit» au visage, je tente de m’expliquer, de m’excuser, d’arranger les choses, il se ferme, c’est un con, je démisionne.
Pour continuer, je vais vous raconter l'événement que je considère comme une des plus grosse déception et qui, selon moi, est en quelque sorte le déclencheur de nombreux changements, dans mes plans comme dans mon Etat d’esprit. Cet événement malheureusement restera ancré je le pense dans la tête de toute la colocation étant donné que nous avons tous été un peu surpris, déçus, énervés ...
Cet événement, c’est le départ de Gaëlle.
Comme vous le savez, ou peut-être pas, Gaëlle était une jeune fille de 26 ans rencontrée lors de notre promenade dans le Botanic Garden le deuxième jour après notre arrivée. Claire & moi ne tenions pas particulièrement à nous acoquiner avec plus de Français, raison pour laquelle nous n’avons gardé plus de contact avec elle. Mais Jessica, qui se sentait sûrement étouffée par tant de garçons, et quels garçons dirais-je, a ressenti le besoin de se faire des amis, du sexe féminin notamment. Elle a donc invité Gaëlle à sortir plusieurs fois; et, lorsque Jess s’est installée avec nous, nous avons donc été amenés à rencontrer Gaëlle plus souvent. Nous avons été boire des cafés, nous promener, sortir, nous lui avons fêté son anniversaire ... Elle est alors devenue une connaissance qu’il nous était agréable de rencontrer de temps en temps, autour d’un cupcake.
Un jour, le loyer étant beaucoup trop élevé pour mes petits moyens d’employé de glacier de seconde zone, j’ai pris l’initiative d’acheter un matelas gonflable sur lequel je dormirai désormais dans le but de pouvoir prendre un nouveau colocataire, et ainsi de baisser et d’équilibrer le loyer. C’est alors que Gaëlle a surgi dans tous les esprits, et notamment dans celui de Jessica, qui lui a alors proposé de s’installer avec nous ... Cela l’arrangeait, puisque quelques semaines plus tard elle devrait quitter sa famille d'accueil et trouver un appartement. Ainsi, elle se faisait rembourser les semaines qu’elle ne passerait pas avec sa famille, ce qui lui permettrait de payer son loyer avec nous, et nous nous étions soulagés financièrement.
Gaëlle a donc vécu avec nous pendant 2 mois. Deux mois durant lesquels nous avons appris à la connaître, à l’apprécier de plus en plus. Deux mois pendant lesquels Claire, elle et moi avons pris le temps de parler, de rire et de délirer. Deux mois durant lesquels elle et moi nous étions beaucoup rapprochés, étant donné que nous nous sommes tous deux retrouvés sans travail au même moment. Je la considérais vraiment comme un amie, amie que je planifiais de revoir en France, voire plus ... Nous la considérions tous comme une amie.
Mais Gaëlle restait mystérieuse quant à beaucoup de choses ... J’explique :
Jessica et Claire avaient prévu de partir ensemble en Road Trip, et m’ont, plus tard, convaincu de venir avec elles. Lorsque nous l’avons proposé à Gaëlle, elle semblait partagée, elle a mis 1 mois à nous donner sa réponse : non. Que de temps perdu à l’attendre !
Ensuite, Jessica nous annonce qu’elle veut partir seule vivre son voyage comme une expérience introspective. Claire et moi décidons de continuer le voyage ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Gaëlle de son côté semblait perdue : elle n’avait aucun but en Australie et les rêves et projets qu’elle avait avant de partir semblaient inaccessibles ...
Et c’est alors un jour qu’elle nous annonce qu’elle a décidé de partir en Tasmanie ramasser les fruits dans les champs durant le mois de Janvier, puis de nous rejoindre fin Février pour partir en Road Trip avec Claire et moi ... Super ! Nous en étions ravis, et nous prévoyions déjà des fous rires en cascade ...
Mais les semaines de Décembre passèrent, les décorations de Noël commençaient peu à peu à prendre possession des rues de Sydney, et de notre appartement. Janvier approchait, et Gaëlle, qui parlait toujours de partir en Tasmanie, n’avançait pas dans ses plans : pas de remplaçant pour la coloc, pas de billet d’avion, pas de travail ...

Tout se passa très vite. Une après midi, Gaëlle m’appelle tandis que je suis dans le bus, et m’annonce qu’elle a enfin acheté son billet, et qu’elle part Samedi. «Samedi ? Et tu as trouvé un remplaçant ?» lui répondis-je. «Non, je n’ai reçu aucun appel ...» me dit-elle. «Mais comment vas-tu faire si tu ne trouve personne pour te remplacer ? Tu ne peux pas partir comme ça ...» m’exclamais-je étonné. «Ah si si si ! Moi, quoi qu’il arrive, j’ai mon billet, je pars Samedi». J’étais énervé, mais je ne comprenais pas la situation. Comment Gaëlle, certes mystérieuse, mais d’ordinaire si douce et gentille, pouvait ainsi se fermer au débat et aux explications. Je ne comprenais pas. Qu’entendait-elle par «Quoi qu’il arrive je pars Samedi» ? Elle n’était pas du genre à nous laisser comme ça ... Je décidai d’appeler Jane puis Claire, de leur parler de ma conversations avec Gaëlle. Elles aussi paraissaient étonnées et quelque peu énervées de la réaction et des propos de notre colocataire ... Nous verrons ça le soir.
Mais le soir ne se passa pas comme prévu. J’attendais une soirée explication. Je ne l’ai pas eu. Si elle voulait vraiment nous laisser dans la merde, eh oui, il faut le dire, cette petite merdeuse voulait nous laisser dans la merde, il fallait qu’elle trouve une compensation ... quelque qu’elle soit. Financière ou non, nous devions trouver un moyen, elle devait trouver un moyen de nous aider à la remplacer.
Tout ce temps, nous pensions qu’elle ne prenait pas ce voyage en Tasmanie au sérieux étant donné qu’elle ne faisait aucun effort pour faire avancer les choses, qu’elle ne cherchait pas de travail là-bas, qu’elle n’a mis aucune annonce pour trouver un remplaçant ... Annonce que j’ai mise moi-même à sa place, soit dit en passant. Nous pensions alors qu’elle repousserait son départ faute de moyens. Non. Elle avait bien décidé de partir, et elle partirai, qu’importe si elle nous abandonne et nous laisse comme trois ronds de flanc.
Les choses pour elle ne se passeraient pas ainsi. Jessica, qui passait alors la semaine avec sa famille dans North Sydney, passa pour déposer ses valises et ses affaires avant le départ de sa famille. J’ai sauté sur l’occasion pour lui expliquer la situation dont elle n’avait aucune idée puisque cela faisait 3 semaines qu’elle n’avait pas vécu ici. Outrée, surprise, énervée, furieuse, elle décide d’entrer en guerre. Mais alors qu’elle monte dans la voiture pour rentrer avec sa famille pour sa dernière soirée, Gaëlle rentre des courses.
Jessica décide d’entrer en confrontation, pour comprendre ce qui se passe et essayer de dissuader Gaëlle, ou du moins de l’inciter à nous aider avant de partir.
Jess : «Mais Gaëlle, tu ne peux pas partir comme ça !»
Gaëlle : «Euh, je te signale qu’à la base l’appartement est pour quatre, non cinq ...»
Moi : «WTF ? Je ne vois aucun rapport Gaëlle ! Si on a décidé de prendre un cinquième coloc, c’est qu’on en avait besoin, légal ou non. L’appart est maintenant pour cinq.»
Jess : «Pour cinq, tu es la cinquième, tu décide de partir du jour au lendemain, tu trouves un coloc, point barre. Tu ne nous laisse pas dans la merde comme ça, ça ne se fait pas ! Surtout que tu n’es pas sur le bail et que tu n’as pas payé de caution ...»
Gaëlle : «Bah oui, c’est pour ça !»
Jess : «Pardon ? Alors tu es fière de sauter sur la première occasion pour t’enfuir et nous laisser gérer tout alors que tu n’as aucune attache par rapport à l’appartement et que te faisant confiance nous ne t’avons jamais demandé de caution ?»
Gaëlle : «Nan mais de toute façon à la base l’appartement est pour quatre ...»
Moi : «Mais enfin Gaëlle tu vas pas commencer avec ça, tes arguments n’ont aucun profondeur ni aucun sens ...»
Jess : «Aucun rapport surtout. Ce que tu fais, c’est dégueulasse. Ca ne se fait pas. C’est méchant. C’est vraiment dégueulasse ! Nous on t’a fait confiance, on t’a rendu service, et toi tu nous fais un coup de pute ! Ce que tu nous fait c’est tellement bas que tu mériterais qu’on te jette dehors sans condition ...»
Gaëlle : «Très bien, je pars ce soir.»
Et c’est ainsi que Gaëlle fit ses valises face à ma soeur, qui là pour deux semaines, ne comprenait pas vraiment sa réaction. Et elle partit. Et nous ne la revîmes plus.

Je repensai alors à tout ce que nous avions fait pour elle. Je l’avait accompagné pour ouvrir son compte en banque, je lui ai fait sa demande de TFN, je l’ai inscrite au RSA, nous lui avions trouvé un appartement, Jessica lui avait trouvé un travail au glacier, travail qu’avec son anglais déplorable elle n’a pas su garder. Oui, parce que Gaëlle s’étouffait avec son anglais, dixit mon patron. Nous lui avions fêté son anniversaire, elle nous avait fêté le notre.
Celle que nous considérions comme une amie, une partie importante de notre voyage en Australie, s’est avéré n’être qu’une gamine irresponsable et manipulatrice, sans remords.
Quelle déception !
Gaëlle, si tu me lis, saches que je te souhaite tout le malheur du monde, j'espère que ton voyage à Cairns (puisqu’au final elle nous a menti sur ça aussi, elle n’est pas allée au Tasmanie ...) se passe aussi mal qu’à Sydney. Je me demande comment tu fais pour te faire des amis, ou du moins les garder après les coups tordus que tu leur fait. Heureusement que nous n’avons pas perdu plus de temps avec toi, heureusement qu’on n’est pas partis en Road Trip ensemble ! Tu n’es qu’une personne profiteuse et intéressée.
Et sache que toutes les lettres et colis reçu chez nous a fini à la poubelle.
Ceci étant dit, vous connaissez maintenant l’affaire Gaëlle, nous pouvons poursuivre ...
Comme je le disais au début de mon récit, cet événement est l’élément déclencheur d’une série d’événements qui ont modifié mon point de vue sur ma vie à Sydney.
Les jours passant, j’ai commencé à entrer dans une petite déprime, dans un «Homesick» passager, j’ai même pensé à tout abandonner pour rentrer en France, mais mon non n’est pas Gaëlle? J’avais des responsabilités à assumer. Je ne pouvais pas abandonner Claire pour la voiture, ni la colocation. Et puis, qu’allais-je retrouver en France que je n’avais pas ici, mis à part ma famille et mes amis ? Pas d’appartement, pas d’études, pas de travail ... Tourner en rond pendant des mois en attendant la nouvelle année scolaire.
Le départ de ma soeur m’a fait me rendre compte à quel point mes amis me manquent, à quel point ma famille me manque, ma soeur, ma grand-mère ... Même ma grosse Dido et mon petit Salem. Vivre à 10000 km de tous repères, pendant si longtemps, c’est dur.
Voir Claire et Jessica travailler, et trouver une signification à leur voyage ici tandis que je tournais en rond à chercher un travail et à dépenser mon argent me déprimait.
Mon anniversaire ne s’est pas passé comme prévu non plus, heureusement que Jess et Claire étaient là pour arranger les choses.

Aujourd’hui, Dimanche 17 Décembre, les choses commencent à s’arranger. Enfin, un avenir incertain se profile. J’ai décroché un essai dans une épicerie fine spécialisé dans les mets européens tels que le fromage ou le pâté et autres huiles d’olives.
Finalement, nous ne partirons pas à Bali. Enfin Claire si, elle part rejoindre sa mère, mais moi j’ai décidé de rester un mois de plus à Sydney, m’installer à Bondi, sur la plage, et profiter de mes derniers instants ici.
Claire et moi partons en Road Trip le 25 Février, pour environ 3 mois.
Nous avons acheté une voiture, Jess à une Holden Commodor, Malabar, une poubelle, et nous avons un bijoux encore sans nom : notre petite Ford Falcon. Une voiture, ça change la vie. Nous bougeons, nous allons à la plage, nous profitons, nous abordons Sydney avec un oeil différent, plus libre ...
Je pense pouvoir dire que la phase négative du voyage, que je mettrai sur la faute de la City, est terminée. Je vais enfin pourvoir profiter de mon voyage, de l’Australie, du soleil, de la mer, des plages incroyables et de paysages magnifiques.
Si je réussis mon essai et que je suis pris, ce sera la fin de mes soucis financiers qui me tracassaient tant. Je pourrai enfin payer cette fucking contravention pour avoir garé la voiture devant l’immeuble, je pourrai enfin manger à ma guise et économiser.

Comme m’a dit Audrey, une amie, «Ta vie ici, tu te la construis, ne blâme pas Sydney».
Alors même si je considère que la ville me déprimait, il est vrai que je n’ai pas géré mon arrivée en Australie, ma vie à Sydney ... Je n’aurais pas dû m’engager pour l’appartement pour si longtemps, j’ai fait des mauvais choix, mais au final je ne regrette rien, et j'espère que la suite du voyage en sera d’autant plus belle.
Je vous fait à tous de gros bisous, vous me manquez.
xoxo,
Lenny aka The Fame Mons✝er.

01 novembre 2009
Halloween on Bondi Beach.
Ah ! Halloween ... La fête des morts et des esprits, la fête où l’on peut faire ce que l’on veut, se déguiser, se travestir, la fête ou l’on devient quelqu’un d’autre et où tout est permis.
Il est vrai qu’en France, on ne fête plus Halloween. Fini le temps où, petits, nous nous déguisions en vampires après avoir décoré chaque pièce de la maison d’orange et de noir, où nous errions les rues faiblement éclairées pour frapper à la porte des voisins et récolter des bonbons et des chocolats qui seront ensuite engloutis en une soirée et nous donneront des aigreurs d’estomac. Fini le temps où les espaces publics regorgeaient de citrouilles, têtes de mort et autres chauve-souris, où les magasins foisonnaient de déguisements en tout genre et de maquillages et accessoires pour se grimer à l’occasion d’une des fêtes alors les plus attendues de l’année. En France, on ne fête plus Halloween, on ne décore plus sa maison, personne ne prend plus la peine de se déguiser. Halloween est mort.
Nous, désormais Sydney Siders, espérions que les Australiens fêtaient Halloween comme il se doit. Nous avons donc tenté de récolter des informations quant au succès de cette fête très aimée aux Etats-Unis, mais il est vrai que les avis divergeaient. Il nous a donc été dit qu’Halloween n’était pas vraiment fêtée ici, que seules quelques décorations ornaient les façades publiques, mais que les traditions s’étaient perdues dans le temps, comme en Europe. Déçus, nous avons quand même décidé de profiter du 31 Octobre pour nous déguiser, et profiter d’une soirée pas comme les autres.
Les filles ont donc acheté quelques déguisements au K-Mart avec leurs quelques économies : des chapeaux de sorcière oranges, des converses oranges, une bombe pour se colorer les cheveux ... Les déguisements, c’est fait.
Notre programme pour Halloween ? Eh bien nous avions décidé de le fêter avec les garçons, alias Brice, Mickaël & Romain. En effet, la semaine dernière, nous avions invité les garçons à dîner. «Qui sont-ils ?» me direz-vous. Eh bien, j’explique. Jessica a rencontré Romain sur Facebook. Mickaël, Brice et lui, amis d’enfance, ont décidé de partir ensemble. Ce qui est drôle, et qui d’ailleurs ne l’est pas du tout lorsque vous êtes ici, c’est que tous les Français se connaissent. Les garçons ont rencontré Chloé à leur BackPacker, ou leur BackPack comme on aime l’appeler ici, qui s’est avérée être une camarade de classe de Loïc et Julien, les garçons avec qui nous nous étions installés à la base. Bref.
Après ce délicieux repas préparé par Jessica avec amour, qui est reparti aussi vite qu’il est arrivé (Qui ? Amour, enfin !), nous nous sommes mis d’accord pour passer Halloween ensemble. Les garçons avaient l’air d’êtres de joyeux bouts-en-train et étaient très sympa, et après avoir passé une nouvelle soirée avec eux à l’Ivy, une boîte dite branchée de Sydney qui s’avère ne pas être si branchée que ça (Ah si, quand même, ils n’acceptent pas les joggings, thank God !) nous ont proposé de passer le 31 sur le plage de Bondi avec des amis à eux. Notre soirée d’Halloween allait donc se passer sur la meilleure plage de Sydney, et même une des meilleures plages du monde, en compagnie de Mickaël, Brice, Romain, Maryloo, Damien, Alexandre et leurs amis.
Le grand jour était arrivé. Halloween. Nous nous habillons de notre habit de lumière, ou plutôt nous décidons de nous transformer en junkies. Noir sur les yeux et sur les mains, un air lubrique et un regard sanguinaire, cheveux oranges et chapeaux sur la tête, nous sautons dans un taxi au conducteur très amusé par nos accoutrements, direction Bondi. Sur la route, nous nous apercevons qu’en fait énormément de gens étaient déguisés ... Les Australiens fêtent Halloween finalement. On aura pas l’air de trois clampins.

Pour faire court, nous descendons à Bondi Beach, après avoir payé $30 de taxi, à savoir moins de 20€, à savoir pas cher, nous rejoignons la bande qui cuisinait sur les barbecues en libre service sur la plage, et c’est parti pour une soirée débauche à base d’alcool, de lunettes roses en coeur, de boas en plumes, de chapeaux oranges, d’alcool, de conversations passionnées, de «Je n’ai jamais» et d’alcool. Quoi ? Qui à dit qu’on ne savait pas s’amuser.
Désormais, on peut dire qu’on a fait la fête sur la plage la plus prisée de la côte Australienne : Bondi. Enfin, Jess et moi en tout cas. Et, je ne sais pas pour les filles, que je n’ai pas vues de la soirée puisque Jessica était, disons, occupée à compter les grains de sable accompagnée de Claire pour l’aider, mais moi, j’ai passé une très bonne soirée.

J’ai parlé anglais toute la soirée, j’ai aussi amélioré mon accent québécois avec Alex, j’ai discuté des Hongrois de Budapest, j’ai bu, j’ai mangé puis recraché un hamburger façon «Micka», j’ai avalé une substance étrange apprécié de mes amis les Hungarian, j’ai perdu puis retrouvé une tong, j’ai perdu puis retrouvé Louis, mon porte-monnaie, j’ai déliré avec Brice, je me suis écrasé la gueule sur la plage après une chute de 3 mètres, je me suis fait 4 ou 5 bleus , j’ai bu, j’ai ri, j’ai rencontré de nouvelles personnes, j’ai été abandonné par mes colocs, j’ai dansé sur la plage, sans musique, et enfin, je suis rentré seul à 5:30 am dans un état , comment dire ... dont la fraîcheur laissait à désirer.

Cette soirée : à refaire ! Après Claire, Bondi pourra ajouter un nouveau adhérant sur sa nombreuse et longue liste.
Puis, une petite journée tranquille à manger des nouilles chinoises et à bronzer dans le parc en face de notre immeuble avec Jess pour récupérer. J’ai envie de dire, merci l’Australie.
Et, pour en revenir aux nouilles chinoises, il faut savoir que, n’ayant pas beaucoup d’argent et étant dans l’obligation de faire des économies, nous nous nourrissons exclusivement de nouilles chinoises. Nous tiroirs sont remplis de ces mets délicats, j’en ai d’ailleurs actuellement 18 paquets, qui composent notre alimentation principale. Le matin, c’est céréales, Cocoa Puffs pour être précis, le midi, c’est régime, et le soir, c’est nouilles, nouilles et nouilles ! A 15 centimes d’euro le paquet, on va en faire des économies !
Voilà, c’est la fin de la semaine, nous sommes Dimanche, une semaine riche en rebondissement, avec la rencontre de nouvelles personnes, le départ d’Anthony, un nouveau travail, une soirée d’Halloween bien arrosée ... Une semaine qui va s’achever sur un épisode des 4400, si ce n’est de «How I Met Your Mother». A bientôt. ;D
xoxo,
Lenny.
In a cup or in a cone ?
Vendredi, c’était le départ de Lucie. Big deal, big time. Pour sa dernière journée, notre colocataire à décidé de la passer avec nous et profiter au maximum de ces derniers instants ensemble à Sydney. Nous sommes donc allés ensemble à l’aquarium de Darling Harbour puis nous nous sommes promenés dans la City ...
Mais enfin, bien sûr que je plaisante ! Vous croyez vraiment que notre chère Lucie nous ferait le (hum) plaisir de passer la journée avec nous ? Enfin, elle était bien trop contente de se barrer ! Nous avons donc passé notre petite journée bien ensoleillée à Manly. Pour ceux qui sont incultes et qui ne connaissent pas Sydney, donc ceux qui sont à la place où j’étais avant d’arriver ici, Manly se situe au Nord de Sydney.

Nous y avons donc accédé par ferry pour profiter au maximum du paysage : les rayons du soleil qui effleuraient les vagues et se démultipliaient pour que l’océan ne soit plus qu’un miroir étincelant ... Je sais, c’est beau, mais en vrai c’était à peu près ça. Nous avons donc vu tout Sydney de la mer, la côte, l’Opera House, le Harbour Bridge, les buildings, les Botanic Garden ...
Tandis que nous mangions notre MacDonald’s, Jessica faisait faire un tour à Jane. Mais oui, Jane, notre Barbie nationale. La pauvre, elle en a vu des vertes et des pas mûres ... Elle s’est suicidée à peu près trois fois, en se taillant les veines, en se pendant et j’en passe, elle s’est aussi fait assassiner, mais à quand même eu le temps entre deux coups de couteaux de faire du vélo et de prendre le bus, toute nue, bien sûr. Eh oui, Jane aime se promener dans les rues de Sydney dans son plus simple appareil, quand se n’est pas dans une tenue fortement dévêtue, pour ne pas dire de trainée. Les photos de notre marcotte (parmis tant d’autres, petite pensée pour Fe-Groscopain, relégué au placard à chaussure) sont à admirer et à commenter bien sûr sur FaceBook.


Arrivés au Wharf de Manly, dans lequel nous faisons un coucou à la collègue de Claire chez Zaruf, un des stands de la chaîne de bijouteries dans laquelle elle travaille, puis suivons la masse jusqu’à la grande plage, en nous arrêtant tout de même (une heure) dans le boutiques de la rue principale pour que Claire et Jess achètent des lunettes roses en forme de coeur avec l’argent qu’elles n’ont pas. Non, je ne dirai pas que ces lunettes sont kitsch
, je dirais qu’elles attirent fortement l’attention. C’est le but en même temps. Le soleil étant au rendez-vous, nous décidons de nous installer sur le sable, de nous dévêtir, en partie bien sûr (sauf Jane), et de nous allonger pour faire dorer nos peaux trop roses, trop Européennes à notre goût. Eh bien, pour faire dorer notre peau, on l’a fait dorer ! En une heure et demi de bronzage intensif, nous étions plus dorés qu’une boule de Noël, voire même un peu cramés ... Ici, le soleil est présent et pas qu’un peu, comme on dit chez nous, il tape Jules !
Après un petit encas chez Hungry Jack’s et une promenade le long de la plage, il était temps pour nous de rentrer et de retrouver notre colocataire sortante, nominée de la semaine et éliminée par le public. Nous voguâmes donc sur les vagues calmes de l’Australie, tout en observant ébahis un coucher de soleil magnifique sur la baie de Sydney. Encore une fois, les photos sont sur FaceBook ...

Samedi, premier jour de travail. Mais si, rappelez-vous ! Je vous ai dit dans l’article précédent que j’avais trouvé un travail ! Enfin, que Jess m’avait trouvé un travail, chez le glacier où elle bosse. Donc, samedi était mon premier jour, je commencerait avec le boss, Andrew, et Jess, qui serait là pour m’épauler et m’aider en cas de pépin de première fois. Allez, vous me connaissez, empoté que je suis, il m’allait être difficile de manier l’art des «gelatos» commes ils disent ici. Au final, journée très positive : Andrew me demande de faire une boule, je lui en fait une parfaite, la classe (bon on le dira pas mais la deuxième était foireuse : coup de bol), il m’explique brièvement les produits offerts au Gelato Bar. En une journée, j’ai dû apprendre tous les parfums des glaces, comment faire un Milk Shake, un Thick Shake, un Smoothie, ainsi que les prix de chaque produit pour pouvoir encaisser, et enfin, j’ai du apprendre à gérer la fontaine de chocolat et toutes les recettes qui l’accompagnent ... Pas facile, mais ça rentre.
Depuis, pas mal de choses, je vais être bref, comme dans un article sur deux maintenant, vu que je prends la mauvaise habitude d’écrire tous les 5 jours au lieu de quotidiennement ...
Pour faire vite, cela fait maintenant 4 jours que je travaille au glacier, tout est rentré, je fais même l’ouverture seul, Andrew, le boss, me fait confiance, et d’ici un mois, quand Lee quittera le glacier, Jessica et moi serons chargés de faire les plannings ... On va se faire plaisir ! Commencer à l’heure que l’on veut, avec qui l’on veut : c’est le pied. Enfin, rien n’est joué, on verra bien. Mais bon, ce job est quand même un job sympa et tranquille, même si moyennement payé. Le hic, c’est que Lee a pris un malin plaisir à me coller toutes les openings, donc c’est moi qui prépare le freezer, les glaces et qui nettoie pour les autres après moi, tous les jours. Disons que ça me fait un peu chier quand même. Mais bon, je vais pas me plaindre, c’est déja un travail. il faut maintenant en trouver un deuxième pour combler. Et d'ailleurs, je suis passé chez CrabTree & Evelyn pour mon entretient, qui s’est relativement bien passé. Enfin, c’est mon avis. Mais en même temps, comment savoir si un entretient s’est bien passé quand on doit répondre à des questions telles que «Donnez 5 mots qui vous qualifient le plus» et «Donnez un projet que vous avez particulièrement apprécié dans votre vie et un que vous avez détesté» ... Non non, pas du tout vaste comme question, et puis ce n’est absolument pas le genre de questions où l’on passe pour un connard prétentieux en y répondant en y réfléchissant trop rapidement. Enfin, si je n’ai pas de réponse avant vendredi, c’est que c’est mort pour ma gueule. Ah, mais il faut peut-être aussi que je vous parle de ce travail ... Je suis sensé faire les inventaires et m’occuper du stock d’un magasin de crèmes et produits de beautés en tout genre ... Oui vous avez bien compris, je dois checker des listes et descendre des cartons, qui a dit que ce n’était pas pour moi ?
Sinon, au rayon nouveau colocataire, un produit vient d’arriver : Anthony, notre nouveau roommate qui remplacera Lucie pendant une semaine, avant l’arrivée de ma Jeanette.
Au prochain épisode : Le départ d’Anthony, de nouvelles connaissances et Halloween sur la plage.
xoxo,
Lenny.
21 octobre 2009
Un essai.
Lundi, Claire et moi, pour ne pas changer nos bonnes habitudes, nous sommes levés à 13 heures, mais fort heureusement nous avons réussi à nous traîner jusqu’en bas (Eh oui, nous, on a la classe : on vit dans un duplex.) pour prendre notre petit déjeuner, puis nous retraîner au premier pour prendre notre douche et nous préparer. A 14 heures donc, nous étions prêts pour partir à l’aventure. Par «aventure», j’entends bien sur périple interminable pour trouver un travail parsemé de dépôt de «résumés» et de vents ... Mais oui, les vents ... ceux que l’on prends lorsqu’on se fait rembarrer soit par un manager qui n’a que faire de notre demande et besoin imminent d’un travail, ou bien par un employé qui est effrayé par la concurrence et ne veut pas qu’on lui prenne son travail. Oui, car il faut savoir, je l’ai dit, je le redis et je le redirai encore et encore, qu’on gros abruti de Français employé chez l’Occitane en Provence avec un Student Visa m’a subrepticement, ou plutôt brutalement averti que son entreprise n’embauchait pas les Working Holiday Visa, et ce avec un grand sourire de connard de Français pervers et fier de lui. Il faut savoir aussi que la veille, j’avais déposé un CV chez l’Occitane qui m’avait assuré qu’ils prenaient bien les Working Holiday Visa, mais qu’il n’avaient malheureusement aucune place de disponible. Pour résumer, ce connard d’abruti de Français au sourire pervers s’est joué de moi, et m’a simplement montré la sortie en me disant que n’avais rien à faire ici et qu’il n’y avait pas de place pour moi, et tout ça en Français bien sûr, histoire que sa manager ne comprenne pas qu’il était en train de mentir pour assurer ses arrières. J’aime les Français ! Eh oui, parce qu’encore une fois, mon expérience auprès des Français m’aura agacé : nous passons chez Longchamp, chez qui j’arrive comme une fleur, sourire aux lèvres, lunettes RayBan Wayfarer sur la tête, je lui balance à toute vitesse ma phrase préparée à l’avance, histoire de l’impressionner pour qu’elle me réponde, elle aussi sourire (malsain) aux lèvres, qu’ils n’ont besoin de personne. Mais quand je raconte, on a du mal à imaginer la scène ... Il faut vraiment se dire que dans l’histoire, je suis le polonais qui vole le boulot des Français. Anyway. Sinon, point positif de la journée : je suis allé relancer FCUK (French Connection) et le manager, à qui j’ai l’air d’avoir bien plu, m’a promis de m’appeler lorsqu’il aurait une place, place qui a priori se libèrerait prochainement à l’aéroport de Sydney. C’est loin, mais c’est déjà ça. De son côté, Claire avait décroché un essai dans un café et un dans une chaîne de bijouteries.
Nous avons beaucoup marché pour déposer des CV, nous avons longé Pitt Street jusqu’à Circular Quay, un petit tour à The Rocks, le plus vieux quartier de Sydney, avec ses vieilles bâtisses et leurs devantures et enseignes à l’ancienne ... Puis, retour sur Pitt Street pour passer chez J-B Hi-Fi, notre héros, afin d’acheter le coffret intégral des 4400.
Et là, c’est la partie que je préfère de cet article, la partie où vous, Français, comme moi fans de séries TV, vous pleurez sur votre sort, la partie ou je vous dit que j’ai payé le coffret intégral $90, à savoir 50€, la partie où je vous annonce qu’une saison en coffret DVD coûte $25 ici, à savoir 15€ tandis qu’elle en vaut 60 en France, la partie où je vous dit que le coffret collector intégral de Sex and the City, à 210€ en France coûte ici 120$, c’est-à-dire environ 70€. Si on résume bien, une saison en coffret coûte ici le prix d’un seul DVD en France tandis qu’un coffret intégrale de série coûte ici le prix d’une simple saison en France. Je sais, vous avez envie de mourir, mais pour moi c’est le paradis ! «Oui, mais les DVD en Australie sont en zone 1 tandis que les DVD Français sont zone 2 !» me direz-vous. Et je réponds à cela «Oui, mais un lecteur bizone en France coûte 35 euros !». Imaginez ... Je prends mon pied en regardant des séries à foison, et en plus je fais des économies ! Bon, d’accord, j’arrête. J’en connais qui vont s’énerver. Je ne citerais pas de noms, bien sûr. ATCHarnaudOUM ! ATCHlaureOUM ! Pardon.
Aujourd’hui, Mercredi, j’avais décliné l’offre de Jess qui me proposait de la remplacer pour faire le ménage dans un building de Sydney car je devais passer voir le manager de Paul Franck, celle de Lush ainsi que déposer un CV dans la fameuse boutique Kookaï. Mais si, souvenez-vous, celle avec la gentille vendeuse francophile ! Bref, malgré mon désir incommensurable de me lever tôt, il ne m’a été possible d’ouvrir mes mirettes et de me mettre sur mes deux jambes qu’à 13 heure. La veille, Jess, Lucie et moi avions parlé toute la soirée, j’avais notamment lu les quelques 150 pages Wikipedia sur l’Antiquité Grecque, et nous nous étions couchés à 4h du matin. Certes je connais désormais tous les dieux, déesses, titans et géants de la Grèce antique, tout comme les moires, nymphes et autres muses ainsi que l’ensemble de leur généalogie, mais cela ne m’a pas aidé pour me lever le lendemain. Levé donc à 13 heures (encore, me direz-vous), je me dépêche de me préparer pour rencontrer au plus vite le manager de Paul Franck. Je pars donc de l’appartement à Glebe de mon pas bien connu de Parisien, à savoir rapide et décidé, malgré le fait que j’étais en tongs, pour rejoindre The Galleries Victoria. Je tombe alors nez-à-nez avec le manager qui venait d’arriver, moi, qui n’avait pas eu le temps d’enlever mes tongs et de mettre des chaussures correctes, et lui, qui venait de rentrer de sa pause et n’avait sûrement pas envie d’avoir à faire avec un énième demandeur d’emploi, en tong ... Finalement, il avait l’air sympa, il m’a annoncé qu’un de ses employés partait bientôt et qu’il chercherait donc un part time job, et que d’un autre côté il cherchait un employé pour les fêtes. Il m’appellerait ... On verra bien. J’ai tellement entendu cette phrase qu’au final je réponds «Allright» avec un sourire forcé sans vraiment y croire et que je ressors en décrispant mon visage et en levant les yeux au ciel.
Finalement, Lush ne cherche plus personne, et Kookaï, ben, c’est Kookaï, je n’ai donc aucune chance d’être employé dans un magasin de vêtements pour femme dans lequel ne sont pour l’instant employées que des femmes.
Ma journée se finirait donc dans le questionnement et l’introspection la plus totale, en me promenant dans Sydney. Non, en réalité, ma journée se finirait dans l’introspection la plus totale chez Diesel, où je suis passé (je sais, je n’aurais pas dû), où je suis resté, où j’ai eu envie de dépenser de l’argent (que je n’ai pas), où d’ailleurs je repasserais quand j’aurais de l’argent, où j’ai dû absolument appeler Claire, qui venait de finir avec le bijoutier, histoire de me changer les idées et de détourner mon esprit de la tentation dieselesque.
Enfin, retour tranquillement à l’appart’ par le Darling Harbour ... Enfin, tranquillement c’est vite dit quand je repense à la souffrance qu’on subit mes pieds, mutilés par mes tongs après une journée de marche. Comme dit Claire, on ne va pas se plaindre : on a le soleil et la chaleur, en France ils ont la pluie et le froid. Bien vu l’aveugle !
Arrivé à l’appart, je m'aperçois que Jess m’avait envoyé trois textos et qu’elle m’avait appelé. Je me dépêche alors de lire son SMS (le données entre parenthèse sont mes commentaires personnels à la lecture de celui-ci) : «Ils t’ont envoyé la newsletter «The Information Planet» ? (Non, ces enculés ont intérêt à avoir perdu mon adresse e-mail s’ils ne veulent pas à faire à moi.) Normalement c’est aujourd’hui et tu as des offres d’emploi. (Je sais bien, mais je n’ai rien, ma boîte est vie, personne ne m’aime.) Tu peux aller acheter les saisons 1 & 2 de «How I Met Your Mother» si tu veux et je te les rembourse. (Certes, mais je suis à l’appart’, et J-B Hi-Fi est fermé, bien que ça me botterait de regarder «How I Met» ce soir.) T’inquiètes, tu vas trouver (un taff) mon Lenny !T’es allé voir le manager dont tu m’as parlé ? Ja’ai parlé à mon boss, tu es libre pour un essai Samedi ? Alors, alors ? :D». Et là, mon sang n’a fait qu’un tour. Jess m’aurait décroché un essai chez son glacier ?!? Trop de la boulette ! Même si ça m’embête que ce soit Jess qui ai trouvé une place pour moi et que je n’ai pas trouvé de job par moi-même, pour l’instant du reste, je dois dire que je suis vraiment très content de cette offre ! Merci ma Jess ! Ce glacier est vraiment sympa, propre, les employés ont l’air super tranquilles, et un job chez un glacier n’est pas très complique. Parfait pour moi ! De plus, ce serait vraiment génial de travailler avec Jess ... Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que je réussisse mon essai, que je plaise au patron, qu’il y ait une place pour moi et que donc je décroche le job. À suivre ...
xoxo,
Lenny.
18 octobre 2009
Une page blanche à remplir.
Une page blanche. C’est rien, mais c’est grand. Là, face à moi, j’ai une page blanche. Tandis que je vous écrit que j’ai face à moi une page blanche, cette page blanche se noircit peu à peu, parcourue par des lignes de mots les uns à la suite des autres ... Pourquoi cette pause philosophique ? Car cela fait bientôt deux semaines que je n’ai rien écrit sur mon blog faute de MacBook en réparation, et j’ai tellement de choses à raconter que je ne sais pas par où commencer. Cette page blanche fait peur quand on se dit que l’on n’est qu’au début de la grande route qui est face à nous ... Dans l’histoire, la route, c’est la page, vous l’aurez compris. Bref, je pense qu’il est maintenant tant de vous conter mes aventures pendant ces deux semaines ...
Previously in «Australian Wave» / Dans les épisodes précédents ... La semaine dernière, j’ai déposé 30 CV. C’est beaucoup, beaucoup de CV, beaucoup de marche, beaucoup de courbatures, beaucoup de boutiques, beaucoup de vendeurs ... Beaucoup de «beaucoups». J’ai traversé tout Sydney, littéralement. J’ai fait toutes les rues parallèles à George Street puis les perpendiculaires, dans l’ordre. Autant dire que j’ai été méticuleux, histoire de ne pas rater une opportunité.
Lundi, départ de la semaine sur les chapeaux de roue : il était temps que je me mette sérieusement à la recherche d’un job. Quand je dis sérieusement, ça ne veut pas dire que je n’ai pas été sérieux jusqu’à maintenant, mais qu’alors que je cherchais un «full time job», à savoir un travail à temps plein, je me suis rendu compte que ma demande était désespéré et que la période des fêtes arrivant, j’aurais plus de chance de trouver un «Christmas Casual», à savoir un travail saisonnier pour les fêtes, qui de toute manière se terminerait début Février, date de la fin du bail et donc de mon départ de Sydney. J’ai donc refait mes CV sur lesquels j’ai écrit «Looking for a casual job» que j’ai donc passé ma journée à déposer dans Sydney. Lundi matin, alors que tout le monde dormait, j’ai donc traversé le Wentworth Park de ma démarche chancelante, observant avec sourire le ciel bleu qui m’annonçait qu’aujourd’hui serait une belle journée, puis je décidai de passer par le Darling Harbour pour déposer des «résumés» dans les boutiques du centre commercial de Pyrmont Bay. Une fois fait, direction George Street, le Queen Victoria Building dans lequel je suis repassé chez Ralph Lauren pour les relancer quant à ma candidature et leur annoncer que j’avais changé d’objectif. Ensuite, je marche jusqu’aux Victoria Galleries pour encore une fois déposer mes CV, relancer Paul Franck, Superdry et Mango. En sortant, je passe chez Kookaï voir leurs collections printemps-été ... Et, comme beaucoup en Australie, ils ont une collection entière de T-shirts avec des inscriptions Françaises ... Tandis que je m’approche pour lire ce qu’il y a écrit dessus, une vendeuse m’accoste et me demande si je parle Français. C’est alors que je lui réponds que je suis Français, expatrié en Australie avec un Working Holiday Visa. Étonnée et intéressée, elle commence alors à entamer une conversation forte intéressante en me demandant ce que je faisais et comment je m’en sortais à Sydney. J’aurais bien voulu y déposer un CV, en étant sûr qu’elle aurait forcé la main à son boss, mais je sentais que Kookaï n’était pas une place pour moi. Retour à l’appartement en passant un petit coup au Paddy’s Haymarket à China Town où j’ai déposé un CV dans chaque boutique de chaque coin de chaque étage ...
Allez, hop ! Je saute dans un Tramway direction Lilyfield pour rentrer. Heureusement pour moi, les contrôleurs n’ont pas prêté attention à mon entrée, je dois le dire, discrète. Je ne paierai pas le billet, ni l’amende d’ailleurs. Je descends à la station Wentworth Park pour retrouver mes colocataires qui finalement dormaient encore. Je décidai alors de profiter du calme pour finir de déposer mes CV sur le site internet des boutiques et stores où je venais de passer et qui ne recrutaient que sur le net. Après des heures de prise de tête administrative pour savoir le prénom du cousin du frère de la tante de mon précédent patron ainsi que son numéro de téléphone, j’avais enfin terminé ma journée «démarchage», tandis que mes collocs se réveillaient ... Un petit tour chez Coles pour faire les courses, et une soirée pizza devant le «Da Vinci Code». Après une si dure journée, je me couchai à 22h30. Pourquoi si tôt ? Étais-je fatigué ? Pas vraiment. Seulement, je voulais prendre un rythme normal et être frais pour le lendemain matin ... Alors, au lit !
La semaine précédente nous avions pris le monorail pour la première fois. Jessica, Claire, Lucie et moi embarquions donc dans ce transport en commun ressemblant fort à une des attractions de DisneyLand Paris pour sillonner les rues de Sydney. En effet, le monorail surplombe les rues de Sydney, ses voitures et ses piétons et se faufile entre les buildings pour former une boucle. En faisant le tour de la ville, nous nous apercevons, entre les 300 photos que nous avons fait (du paysage, de la ville ou de nos bouches et autres orifices), qu’un jardin chinois se trouve non loin du Darling Harbour.
C’est pourquoi mardi nous avons décidé d’aller voir de plus près pour voir s’il était accessible au grand public.


Mardi, donc, direction Pyrmont pour se rendre au Chinese Garden tandis que Jess déposait des CV. Après être avertis que l’entrée est payante, nous décidons de rejoindre Jess pour lui annoncer la nouvelle. Nous irons plus tard, tous ensemble. Nous avons finalement passé l’après-midi à faire du shopping au centre commercial du Darling Harbour.

Résultat des courses : deux T-shirts achetés au T-Bar pour la modique somme de $70 et un short rayé (que je porte d’ailleurs à la minute où j’écris cet article) chez Cotton-on à $35. Allez, 60€ en moins sur mon compte en banque ! C’est maman qui va être contente ! Enfin, je suis tout de même heureux de mes achats : qui peut vivre en Australie sans 5 shorts dans sa garde robe ? J’en avais déjà deux, il ne m’en manque plus qu’un, au moins ... En revanche, les T-shirts étaient en option, mais ils ont trop la classe. L’un avec le logo «I ♥ NY» sur lequel des pigeons ne se gênent pas pour faire leurs besoins. Trash, mais au moins personne n’aura le même. Et puis, il a la classe, il faut l’avouer. Le deuxième est gris et comporte un enchevêtrement de chaînes stéréos de couleurs diverses. Inspiration Pop / FluoKids.
Dans la journée, nous sommes tombés sur une superette dans une rue parallèle à George Street qui ne vendait que des produits importés de Chine, alimentaires ou non. Nous avons donc tenté quelques produits bien Chinois comme le thé vert ou des amuse-bouches; et j’ai acheté toutes sortes de babioles «Hello Kitty !» pour les envoyer par colis à ma soeur, en plus du T-shirt «I ♥ SDN».
Et puis, une nouvelle me semble aussi importante à signaler : nous avons un nouveau compagnon. Eh oui, Gaspard le kangourou gonflable à fait son entrée dans notre appartement ! Accueillons-le avec joie.
Le soir, bataille de polochons comme des abrutis de gamins de 12 ans. Oui, nous sommes des abrutis, et une bonne fois pour toute, non, nous ne sommes pas des écureuils.

Mercredi, bien que les filles devaient se lever tôt pour aller à l’aquagym puis se faire faire une manucure tandis que de mon côté j’avais prévu de déposer des CV, nous nous levâmes tous quatre à treize heures, les yeux collés et dépités de n’être de vieilles loques incapables de s’habituer à un rythme normal ...
Quallions-nous bien pouvoir faire en cette journée déjà bien entamée ? Pour ma part, j’allais passer à L’Apple Store pour casser la gueule d’un des vendeurs afin de récupérer mon MacBook, mon précieux MacBook, l’amour de ma vie, dont je m’étais délesté depuis déja une semaine auparavant. Au final, je n’ai cassé la gueule de personne puisque les «genius» comme on appelle les vendeurs du Genius Bar, grâce à leurs arguments très convaincants et leurs grands sourires niais, m’ont rembarré et m’ont gracieusement demandé de revenir vendredi. Great. Ensuite, après un petit tour sur Sydney et un bon Hungry Jack’s, je veux dire deux, direction le Broadway Shopping Center pour quelques (lourdes) courses ... Et c’est au K-Mart que nous avons passé le plus de temps. En effet, les filles voulaient absolument acheter une petite amie pour Gaspard, et c’est au rayon jouets pour enfants qu’elles ont installé leur QG. Nous avons donc passé 45 minutes à observer la collection «50th Birthday» des Barbies.

Eh oui, pour le cinquantième anniversaire de Barbie, Mattel a ressorti différentes Barbies de collections parues dans le courant du siècle dernier. Mais face à ces merveilles de collection, c’est sur «Barbie Pute» que se porte le choix de Jess.

C’est une jeune fille très distinguée. Elle a préféré les maillot de bain moulant de pute et les lunettes de soleil de putes à la robe haute couture de couturier de Barbie Fashion Model, qui était, certes, à $70. Après avoir fait, comme à notre habitude, des photomatons, qui seront bientôt collés au frigo, nous rentrâmes.


Jeudi, rien de grand. Levés à 14h après s’être couchés à 5h pour avoir discuté toute la nuit de choses et d’autres, à savoir des sujets sûrement inutiles dont je ne me souviens même pas. Nous avons passé la journée à glander sur FaceBook et MSN ... 19 heures, il était temps de sortir de notre hibernation cybernétique pour revenir à la vie réelle. Après s’être faits beaux, bien qu’il fût difficile de cacher le champ de bataille sur mon visage, direction le Darling Harbour pour manger dans le fameux restaurant Malais dont Jess nous rabattait les oreilles : «Mon papa il a dit qu’il y avait un super restau Malais sur le Darling Harbour ... Je l’ai trouvé !». Après un copieux repas, certes très bon et, il me convient de le dire après avoir avalé d’abord un piment volontairement puis un deuxième par inadvertance, épicé; nous avons tenté de faire croire que c’était l’anniversaire de Jessica pour avoir une ristourne ou bien un verre gratuit. Roulements de tambours, le serveur arrive le dessert planté de fontaines à la main ... Nous avons eu beau avoir chanté «Joyeux Anniversaire», rien n’y a fait. Une autre fois peut-être. En tout cas, papa de Jess, il est vrai que ce restaurant est très bon, et pas trop cher de surcroi. Merci pour le tuyau !
Petite ballade pour rentrer, quelques pancakes (nous sommes devenus accros) et au lit !


Vendredi, après avoir désespérément tenté de modifier & d’imprimer mon CV, Claire et moi sommes partis en ville rejoindre Jessica qui a eu son entretient avec le glacier ... Nous sommes ensuite allés dans une agence d’intérim pour tenter de multiplier nos chances de trouver un travail, nous avons acheté (ou plutôt volé. Oh, c’est mal !) quelques conneries. En enfin, enfin, après presque deux semaines d’attente, j’ai pu récupérer l’amour de ma vie, mon mien, mon précieux, mon bijou : mon MacBook.
Enfin, je me suis rendu à la poste pour envoyer le colis de ma soeur avant de m’apercevoir que j’avais oublié la lettre qui allait avec. Ensuite, retour à la City au pas de course pour acheter le haut-parleur «amphibie» sur lequel j’avais lorgné chez Smiggle.
De retour à l’appart’, nous commandons des pizzas, nous regardons «Priscilla, Queen of the Desert» que je traduirais pour les personnes qui ne comprennent pas l’anglais : «Priscilla, Folle du Désert». Ce film, et je le conseille à tous, est l’histoire déjantée du voyage de deux travestis et d’un transsexuel entre Sydney et Alice Springs à travers le désert de l'Australie. Bourré de citations explosives et cultissimes, éloge aux magnifiques paysages Australien et clin d’oeil aux backpackers qui sommeillent en nous et qui rêvent d’aventure en van à travers le désert, c’est un film drôle à souhait qu’il me fera plaisir de revoir encore et encore ...
Samedi, réveillé par des cris de bébés (merci Jess et sa carte musicale), une journée chargée s’annonçait. Pour faire bref, Claire partie passer le RSA et Jess en essai avec le glacier Mondo Gelato, je me retrouvais seul. Il était temps pour moi de poster des annonces sur Gumtree : une pour un nouveau colocataire, une pour des cours de Français et une pour un job dans la vente. Cette dernière n’a pas été facile à poster étant donné que Gumtree ne doit pas aimer les Macs et s’est entêté à refuser mon «ad».
Ce fait, je suis allé poster le colis de ma chère soeur ainsi que les différentes lettres adressées à mes amis et à ma famille puis faire quelques courses avec les quelques pennies qu’il me restent. Ensuite, je rejoignis Claire à la City, passons voir Jess, mangeons une délicieuse bien que chère fraise au chocolat, déposons des CV chez Meyer et David Jones puis allons chercher Jess qui nous paya un verre avec sa paye surprise. Le soir, Claire et moi nous sommes enfilés 8 épisodes des 4400 avant de se coucher ... à 4 heures du matin.
C’était bref, mais cette journée étant chargée et longue à expliquer, il m’a fallu abréger pour m’éviter le mal de crâne que je m’efforce de faire disparaître depuis que j’ai commencé cet article.
Pour finir, je tiens à m’excuser du manque de précision, d’intérêt et surtout d’humour noir dans mes articles. Je sais que vous adorez m’entendre critiquer, mes plaindre et me moquer des choses de la vie, mais résumer deux semaines entières en 2 heures n’est pas chose facile. J’ai du faire vite. J’ai dû faire bref. J’ai mal au crâne.
xoxo,
Lenny.
PS : Petite dédicace au papa de Jess qui me lit tous les jours et apprécie mon écriture.

